Face à la lente (inexorable ?) gangstérisation de la société Française les organisations doivent renforcer leur gouvernance des risques

Contact presse : David HORNUS
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L’état sécuritaire de la France se dégrade tous les jours un peu plus sous nos yeux. La «gangstérisation» du pays — marquée par la montée en puissance des réseaux criminels liés au narcotrafic — n’est plus une menace lointaine : elle s’impose comme une réalité, inquiétante et persistante et quotidienne.
Trois récents événements l’illustrent cruellement : l’assassinat de Mehdi Kessaci, frère d’un militant anti-narcotrafic le 13 novembre à Marseille, sur fond de guerre des gangs ; la tentative d’assassinat sur un point de deal de Grenoble à 03h00 du matin dans la nuit su 15 au 16 novembre et l’assassinait hier 18 novembre d’un homme de 48 ans à Marseille.
Le 13 novembre 2025, Mehdi Kessaci — 20 ans, sans casier judiciaire, préparant le concours de gardien de la paix — est abattu en plein jour à Marseille, alors qu’il vient de garer sa voiture. Le mode opératoire évoque une exécution organisée : deux hommes à moto, des coups de feu, plusieurs étuis de 9mm retrouvés.
Mehdi était le frère d’Amine Kessaci, militant écologiste très engagé contre les réseaux de drogue à Marseille. Le parquet évoque aujourd’hui l’hypothèse d’un « assassinat d’avertissement ».
Cet acte brutal s’inscrit dans une dynamique plus large : les groupes criminels, comme la DZ Mafia, multiplient les violences et les messages symboliques. Certains observateurs dont Le ministre de l’Intérieure Laurent Nunēz évoque quant à eux "un point de bascule" dans le narcobanditisme français.
Quelques jours après, dans la nuit du 15 au 16 novembre 2025 à Grenoble en Isère, un autre crime sidère l’opinion : un adolescent de 12à 14 ans, mineur isolé, a été grièvement blessé par balles. Il a été atteint de trois balles, une dans le dos et deux dans les jambes. Les enquêteurs ont retrouvé 9 étuis de 9mm au sol démontrant de la volonté de tuer des auteurs.
Hier 18 novembre, c’est un homme de 48 ans qui était abattu en plein jour de 4 balles dans le 13e arrondissement de Marseille, dans le secteur de la mosquée de Frais-Vallon où se déroulent les obsèques du frère cadet d’Amine Kessaci. La ville de Marseile recense 11 Onze morts liés au trafic de drogue en 2025.
Ces crimes mettent en lumière le caractère ultra-violent du narcobanditisme et l’urgence pour les organisations – publiques, privées, associatives – de se doter d’une gouvernance des risques renforcée et d’une résilience organisationnelle.
Ces événements ne sont pas des faits divers isolés. Ils révèlent l’ampleur d’une crise systémique — une menace transversale qui exige une réponse stratégique et structurée. Face à la situation sécuritaire actuelle, la gouvernance des risques, la résilience organisationnelle, l’intelligence économique, la gestion de crise et la formation sont des leviers essentiels pour élaborer des contre-mesures sociétales efficientes qui s’inscriront dans une coproduction et dans un continuum de sécurité et bien évidement dans un partenariat public-privé qui a déjà fait ses preuves notamment à Lyon et dans la région Auvergne-Rhône Alpes (voir à ce sujet la Contribution territoriale au continuum de sécurité globale en région Auvergne-Rhône-Alpes).